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5 outils pour renforcer la parentalité bienveillante

la parentalité bienveillante ce n’est pas être des parents parfaits mais c’est essayer de mieux comprendre l’enfant dans ses réactions et émotions. C’est une éducation positive pour accompagner l’enfant dans son développement grâce à différents outils sans pour autant être laxiste. Voici quelques pistes pour renforcer la bienveillance que nous voulons leur donner :

 

1)Avoir plus d'empathie pour nos enfants :

L’éducation bienveillante c’est d’abord élargir son empathie. C’est de la non- violence et un plus grand respect pour l’enfant.

Nous nous trompons parfois sur les réactions de l'enfant.

Nous projetons notre cerveau d’adulte sur le cerveau de notre enfant. Ses comportements pris pour des caprices sont en fait liés au stress et à l’immaturité de son cerveau. A son âge, le cerveau de l’enfant se construit avec ses parents et son environnement. Comprendre ce qui se passe dans son esprit peut déjà désamorcer ou expliquer un certain nombre de choses.

Changer de regard sur l’enfant, c’est en fait faire grandir sa propre empathie. Cette capacité à se mettre à sa place et à essayer de comprendre ce qui se passe dans sa tête. Nous avons suivi des traditions où l’enfant et encore plus le bébé étaient considérés comme des êtres sur qui l’on devait asseoir notre autorité. 

Être conscient des étapes du développement de l’enfant et de son cerveau notamment permet d’adapter ses exigences et son comportement à ses réactions. C’est développer une plus grande empathie.

Un seul exemple : avant 5 ans, l’enfant n’arrive pas à gérer ses émotions. Tout simplement parce que le cortex préfrontal et le cortex orbitofrontal qui contrôlent et régulent les impulsions et les émotions ne sont opérationnels qu’entre 5 ans et 7 ans. Ses crises ne sont donc pas des caprices mais des manières de réagir à un besoin qui n’a pas été entendu. L’enfant est incapable de gérer la frustration avant cet âge car le “cerveau rationnel” n’est pas encore mature comme celui d’un adulte. Quand il veut ce jouet au magasin et qu’il commence à pleurer ou faire une crise car vous lui dites non, l’enfant ne vous manipule pas en pleurant pour que vous cédiez. Il est juste incapable de gérer son émotion, sa frustration.

Évitons donc de lui dire dans ces moments de crise qu’il fait des caprices, ou qu’il mérite une punition car il est en colère.

Ouvrir son esprit à d’autres courants, connaître ce qui se passe au niveau éducatif dans d’autres pays permet aussi de trouver d’autres solutions et de mieux gérer le comportement de nos petits.

Le sentiment d’attachement et de sécurité sont les deux piliers d’une bonne santé mentale chez l’enfant. Les pleurs d’un bébé sont des signaux de détresse physiologique ou émotionnelle. Évidemment le bébé ne sait pas parler. Il va donc exprimer ses besoins, ses peurs par les pleurs. Laisser un bébé pleurer peut effectivement l’amener à ne plus pleurer. Mais c’est aussi lui apprendre qu’il ne peut espérer aucune aide lorsqu’il en a besoin. Et cela crée un sentiment d’abandon et d’angoisse sur le long terme. Heureusement, les temps changent et les préconisations des spécialistes nous ont permis de mieux comprendre le bébé et de s’adapter à ses besoins. 


2)Savoir s’écouter pour pouvoir écouter nos enfants : 

Pour pouvoir écouter nos enfants nous devons être capables de nous écouter nous. Être capable de se traiter avec plus de bienveillance et d’écoute de nos propres besoins.

Souvent si nos enfants ne nous écoutent pas c’est qu’on ne les écoute pas. Imparfaitement nous sommes et imparfaitement nous aimons. Mais avec peu de choses et quelques idées nous pouvons faire en sorte que les choses aillent mieux autant pour nos enfants que pour nous.

Être capable de s’occuper de soi, de connaître ses limites, différentes d’une maman ou d’un papa à un autre en fonction de sa situation, son travail.

Être reposée : cela est forcément difficile pour une maman qui a un bébé de quelques mois. Mais peut-être as tu quelqu’un que tu peux solliciter ne serait-ce qu’une heure ? n’hésite pas à demander à une personne de la famille, ou à un ami voire à insister.  Si tu es isolée de ta famille, ou de tes amis, n’hésite pas à t’abonner au village des fabuleuses au foyer  . Tu  auras accès à un groupe privé notamment où tu pourras discuter avec d’autres mamans qui passent par le même chemin que toi ;-)

Et quand bébé est plus grand, pourquoi ne pas planifier un week-end par mois quelque part avec ton amoureux après cette période de covid ? la vérité c’est que le temps passe vite et que si tu ne planifies pas de choses pour ton couple, le temps va apporter de la fatigue. Pour ma part je m’appuie (encore, un peu comme à l’école :-) ) sur un agenda papier. J’aime planifier, y mettre des idées, des envies etc..

Avoir un temps pour soi dans sa journée pour se ressourcer est une chose simple mais qui apporte beaucoup. As-tu un endroit dans ta maison ou ton appartement où tu te sens le mieux ? un bureau ? le canapé ? 

Si c’est possible pour toi, essaye de prendre du temps uniquement pour toi dans ta journée pour boire un thé, marcher dans le parc à côté, noter tes envies et tes rêves dans un carnet etc..;

Bien manger fait aussi partie du package ;-) Personnellement j’ai besoin de manger des protéines le matin avant de pouvoir décoller. Le petit-déjeuner devrait être le repas où on mange le plus car c’est là où notre corps va avoir le plus de besoins dans la journée.

Se faire belle. Prendre le temps de se faire belle le matin va booster ta confiance en toi.

Préparer des choses la veille pour le lendemain :  

Chacun choisit son échelle. Certains préparent uniquement la tenue de l'enfant la veille. D'autres mamans vont jusqu’à préparer même la table du petit déjeuner. Le but est d'avoir le moins de pression possible.

Se connecter à la nature dans sa semaine :

Sans faire de naturopathie, les arbres dégagent des huiles essentielles qui restent dans le corps plusieurs mois après une balade en forêt par exemple. On n’y pense pas forcément car on a souvent plein de choses à faire mais s’obliger à faire un tour au parc dans la journée permet de prendre du recul avec nos pensées. 

Abandonner le perfectionnisme : pour certaines personnes cela peut être difficile, mais moins on est dans le faire, et plus on est dans l’être . Moins faire d’activités (que ce soit en nombre d’heures au travail ou même en étant une maman au foyer) c’est être moins fatiguée, moins fatigable et plus à l’écoute de son conjoint et de ses enfants. Est-ce que toi tu arrives à lâcher du lest de ce côté là ? :-)

Se sentir aimée/valorisée par son conjoint

Pas toujours évident d’être à l’écoute de son enfant et de beaucoup donner. Te sens-tu suffisamment valorisée/encouragée par ton conjoint ? As-tu assez de temps pour remplir ton propre réservoir affectif ?


3)Accompagner les émotions de l’enfant :

Les enfants ont beaucoup de mal à nommer leurs émotionsPas forcément évident de gérer les émotions de nos petits. Mais il existe des outils pour les aider à identifier leurs émotions.

j’ai lu quelque part ce que faisait une maman : dans sa maison elle avait mis quelques couleurs sur le frigo de cuisine associés à des humeurs : je suis bien, je suis fatiguée, je suis énervée etc… chaque matin les enfants et les parents montraient du doigt la couleur qui correspondait à leurs émotions du moment. Cela permettait aux parents de laisser tranquille un enfant par exemple qui était fatigué le matin de ne pas trop lui en demander. Cela permettait aussi aux enfants de savoir ce qui se passait dans la tête de leurs parents.

De la même manière, pour gérer les émotions des enfants , la roue des émotions permet d’identifier le besoin qui s’exprime à travers l’émotion. Les émotions des petits expriment toujours un besoin caché. La communication non violente notamment prouve que plus nous identifions nos émotions mieux nous sommes armés pour gérer le stress. L’imagerie cérébrale a même montré que cette faculté favorise les apprentissages. Les émotions ne sont plus perçues comme des choses envahissantes ou ingérables.


4)Choisir les mots positifs :

Pour renforcer cette éducation bienveillante par le positif plutôt que par le négatif, connaissez vous la méthode ABA ? Ce programme initialement prévu pour des enfants autistes est également performant pour les autres enfants. Beaucoup reconnaissent son efficacité.

Dans le cadre du programme ABA on parle de renforçateurs : quand on souhaite augmenter un comportement, on peut le renforcer et notamment en permettant à l’enfant de recevoir quelque chose d’agréable : il s’agit du renforcement positif. On donne alors une récompense à l’enfant comme une réponse positive, qui vise à encourager ses progrès, son obéissance.

Une récompense cela peut être un jeton, un bon point ou tout simplement une activité que l’enfant aime. Il y a différents types de récompenses qui peuvent s’adapter justement aux goûts et centres d’intérêts uniques de l’enfant.

5)Trouver un équilibre avec l'autorité positive :

Entre laxisme et autoritarisme on trouve l’autorité positive ou bienveillante.

C’est une façon d’abandonner l’autoritarisme tout en posant un cadre clair avec des limites et en étant à l’écoute du développement de l’enfant.

Une façon de poser un cadre c’est d’utiliser un tableau dans la maison où l’on écrit par exemple 3 règles. Même si l’enfant ne sait pas lire, il va écouter et comprendre ce que vous avez lui lire. Mieux vaut peu de règles au début qu’une avalanche de règles qu’il ne retiendrait pas.

Quant à nous parents, pour éviter de nous énerver le plus possible ou de crier sur nos enfants, voici quelques astuces simples qui peuvent nous aider à continuer dans cette éducation respectueuse :

1)identifier les moments “ sensibles “ où nous sommes plus susceptibles de nous énerver. Cela peut être de laisser son conjoint prendre le relais pendant 20 minutes par exemple si tu te sens à bout par exemple. Cela peut être de faire le bain de l’enfant plus tôt . L’eau l’apaise et va l’aider à se calmer s’il est très excité après sa journée.

2)Montrer de l’empathie à son enfant : dans la mesure du possible évitons de leur montrer un visage dur ou impassible quand nous leur interdisons ou refusons une chose. Pourquoi ne pas plutôt leur dire “ je comprends que tu sois déçue, c’est vrai que c’est frustrant, …)

3)Reporter les choses sur soi plutôt que sur l’enfant : “Je suis très fatiguée, j’ai besoin de faire une pause” plutôt que “tu me fatigues”

Cela permet déjà à l’enfant de mieux comprendre nos émotions car il a déjà du mal à identifier les siennes. Il ne comprendra pas forcément même si pour vous c’est évident que le fait de s’occuper de lui depuis un moment peut vous fatiguer. Cela permet aussi de ne pas caractériser en mal sa personnalité.

Bref l’autorité positive ce n’est pas être parfait, c’est se renseigner sur une éducation non violente , trouver des outils qui vont permettre d’apaiser voire d’éviter des conflits, de développer son empathie pour notre enfant et mieux comprendre ce qui se passe dans sa tête et dans la gestion de ses émotions.

Et finalement cela nous aide aussi à mieux nous connaître en tant qu'adultes, à mieux identifier nos émotions, nos besoins, et nos limites.

Enfin voici des liens vers des sites et articles supers intéressants sur le sujet ;-)

https://www.filliozat.net/ et ses célèbres livres “au coeur des émotions de l’enfant “ et “ il n’y a pas de parent parfait”

https://apprendreaeduquer.fr/remplacer-la-censure-emotionnelle-par-la-validation-des-emotions-des-enfants/ sur la validation des émotions de l’enfant ; le blog de Caroline de apprendre à éduquer regorge de conseils supers pratiques.

https://papapositive.fr/crier-declenche-des-emotions-qui-empechent-les-enfants-de-comprendre-et-dapprendre/ Jean-François est le créateur du super site papapositive.fr dans lequel il parle de parentalité, de neurosciences et de psychologie positive. Bref encore une mine d’informations pour développer notre éducation bienveillante ;-)

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